Chez LVMH, la joaillerie progresse alors que la mode et la maroquinerie reculent. Un contraste qui pourrait traduire une évolution plus profonde des comportements d’achat dans le luxe. Au troisième trimestre 2026, la division Watches & Jewelry de LVMH a enregistré une croissance organique de six pour cent, à 2,5 milliards d’euros. À l’inverse, Fashion & Leather Goods, qui regroupe notamment Louis Vuitton et Christian Dior, a reculé de 5 % durant la période. Pour certains analystes, cette divergence ne relève pas d’un simple accident conjoncturel. Les clients fortunés continuent à acheter, mais se montrent plus sélectifs et recherchent des produits dont la valeur leur paraît durable. À leurs yeux (et aux nôtres), un bijou possède une dimension émotionnelle et patrimoniale que ne peut offrir un sac! Les performances de certaines collections de Tiffany & Co., ainsi que les résultats annoncés pour «Eclettica» de Bulgari, illustrent cette dynamique. Malgré un ralentissement de sa croissance au troisième trimestre, la joaillerie demeure en progression, y compris sur des marchés asiatiques. Autre public à considérer: les «HENRY» (High Earners, Not Rich Yet), ces consommateurs aux revenus confortables, sans être parmi les plus fortunés. Les bijoux pourraient séduire cette clientèle moyennesupérieure, qui reste attentive à la valeur de ses achats. Dans un marché du luxe sous pression, la joaillerie semble mieux répondre à la recherche de sens et de pérennité. cdv
Chez LVMH, le sac perd du terrain, le bijou en gagne


