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Les parcours horlogers de la famille Gagnebin

Le nouveau livre «Parcours horlogers de la famille Gagnebin au siècle des Lumières» de Rossella Baldi propose de plonger, loupe à la main, dans les rouages fascinants de l’horlogerie du 18e siècle.

Sous la plume de l’historienne Rossella Baldi, le livre «Parcours horlogers de la famille Gagnebin au siècle des Lumières» invite à découvrir bien plus qu’une simple saga familiale: il nous raconte l’essor de l’horlogerie dans la région jurassienne à travers les trajectoires individuelles et professionnelles de plusieurs artisans ou savants Gagnebin. Ces personnages, emblématiques de leur époque, nous dévoilent un monde où innovation technique et savoir-faire s’entrelacent sans cesse et dont les horizons géographiques, culturels et scientifiques dépassent le territoire jurassien à proprement parler.

Sceau en cire avec les armoiries de la famille Gagnebin, apposé sur une lettre envoyée par le major et chirurgien Daniel Gagnebin en 1770.

Parmi ces figures, on découvre alors Daniel Gagnebin, horloger du tout début du siècle qui enseigne l’horlogerie à Abraham Favre, le fondateur de la marque Favre Leuba. Le fils de Daniel, qui porte le même nom que son père, devient un établisseur féru et un homme d’affaires visionnaire. De son côté, Simon-Pierre Gagnebin, cousin du chronométrier Jacques-Frédéric et fils du célèbre médecin et botaniste Abraham Gagnebin, quitte le Jura pour Paris, où le sort l’amène à être nommé graveur de la reine Marie-Antoinette; son fils Charles Maximilien sera un des ouvriers les plus talentueux des ateliers Breguet.

Par cette collection de silhouettes se dessine donc le portrait d’un siècle dynamique, pendant lequel l’horlogerie et ses métiers annexes constituent une véritable aventure humaine. red.

Photo: Rossella Baldi, Parcours horlogers de la famille Gagnebin. Au siècle des lumières. Editions Alphil, Neuchâtel, 2024.

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